logo kidioui Kidioui comparateur d'offres automobiles

Baromètre Kidioui.fr du 1er trimestre 2018 :
Un début d'année au rythme de l'essence

Kidioui vous livre l'analyse du 1er trimestre 2018, les chiffres et les tendances.

Lundi 2 Avril 2018
Baromètre automobile de Kidioui.fr
1er trim 2018
Valeur Variation
Prix moyen 22 841 € +0 %
Remise moyenne 22,60 % -1,5 %
CO2 moyen 121 g/km +1,7 %

En  2017, on a assisté au lent déclin du diesel. L'année 2018 passe à la vitesse supérieure et c'est l'essence qui a donné le tempo sur tout le 1er trimestre. Majoritaire en parts de marché, il réduit un peu la remise moyenne. Mais le budget des acheteurs ne faiblit pas, ce qui laisse penser qu'ils montent en gamme. Coté marque, ils préfèrent toujours Peugeot même si Citroën et Renault se maintiennent.

Le carburant change mais le budget reste

Durant le premier trimestre de l'année 2018, les acheteurs ont dépensé 22 841 euros pour leur voiture neuve. Une somme quasiment identique à celle du premier trimestre 2017, avec seulement 3 euros de différence ! En d'autres termes, malgré un changement d'habitude encore plus fort dans le choix du carburant (que nous allons étudier en détail par la suite), le budget automobile des français ne bouge pas et il reste plutôt important par rapport aux années précédentes.

Prix moyen des offres plébiscitées par les acheteurs

Quel que soit le carburant, on choisit donc de dépenser la même somme d'argent, ce n'est pas le critère déterminant. Dans le cas de l'essence, qui coûte traditionnement moins cher que le diesel, cela signifie qu'on va en profiter pour monter en gamme, se "surclasser". En choisissant soit une motorisation de puissance supérieure, soit une finition plus haute. Chez les véhicules d'occasion, la dépense moyenne baisse par rapport à l'année dernière : 17 268 euros (-3,2%). Un recul qui va de pair avec les difficultés rencontrées par le marché VO en ce début d'année 2018.

Légère baisse de la remise obtenue

Si on observe la courbe ci-dessous, on se rend compte que la remise moyenne a diminué légèrement mais de manière constante. Relevée à 22,60% pour ce premier trimestre 2018, elle baisse ainsi de 1,5% par rapport au premier trimestre 2017 (22,94%). Réalise-t-on de moins bonnes affaires ? Non, encore une fois, cette tendance ne peut être dissociée des carburants : les voitures essence sont généralement moins remisées que les voitures diesel en raison de leur tarif catalogue plus abordable (21,16% contre 24,63% pour le premier trimestre). De ce fait, si la part de l'essence augmente, la remise moyenne obtenue par les acheteurs diminue.

Remise moyenne des offres plébiscitées par les acheteurs

Cet écart pourrait bel et bien se creuser dans les prochains moins, avec des rabais de plus en plus élevés sur les autos roulant au gazole. En effet, la réputation du carburant étant en chute libre, les vendeurs vont devoir trouver des arguments de vente encore plus alléchants pour séduire les acheteurs. Cela peut passer par une hausse de la remise, mais ils ont également d'autres cordes à leur arc comme rajouter des options populaires (GPS, caméra de recul, toit ouvrant...) ou bien insister sur la disponibilité immédiate, comparé à un délai plus long pour un modèle essence.

Top 10 : Peugeot ne s'essouffle pas

Première marque automobile dans le coeur des français depuis fin 2016 et la sortie du 3008 II, Peugeot ne perd pas son souffle et continue sur sa lancée plus d'un an après. Indétrônable leader, le SUV compact est désormais suivi par sa petite-soeur, la 308, à qui le restylage de 2017 a fait le plus grand bien. Cette phase 2 est même déjà remisée à plus de 30%.

Sur la troisième marche du podium, on trouve probablement le plus gros succès commercial français de ces derniers mois : Citroën C3 Aicross. Son approche plus fun de la carrosserie crossover dope sa popularité à la vitesse de l'éclair. Si bien que la C3, estétiquement proche de son grand-frère, en profite également. C'est d'ailleurs la seule citadine du top 10.

Tout comme Citroën, Renault fait de la résistance avec deux modèles "maison", tout d'abord : le Kadjar et le Captur. En perte de vitesse sur le segment des SUV compacts, le premier accuse un retard de restylage (phase 1 depuis 2015). Avec deux autres modèles "cousin", ensuite : Dacia Duster et Nissan Qashqai. Le premier commence à engranger les remises sur sa nouvelle génération (jusqu'à -7%) et le second se relance avec son restylage de 2017.

En occasion, Peugeot reste dominateur et place quasiment toute sa gamme dans le top 10. Néanmoins, le constructeur au losange peut se consoler puisque son éternelle Clio reprend la couronne au sommet du classement.

Quand l'essence donne la cadence

Comme on peut s'en douter, ce qui a le plus changé par rapport au premier trimestre 2017, ce sont les carburants. Alors qu'il représentait 56,1% de parts marché l'année dernière, le diesel est retombé à 43,9% ce trimestre. Cela équivaut à un recul total de 12,2 points soit plus d'un point par mois. De l'autre côté, l'essence récupère quasiment toute la part du gâteau avec 54,1% au lieu de 42,8%. L'échange est bien plus appuyé qu'après l'affaire Volkswagen, en raison d'une année 2017 forte en scandales et en mesures gouvernementales à ce sujet. Les acheteurs ont changé de carburant préféré et rejettent le diesel, considéré trop polluant et de mauvaise réputation.

Part des énergies dans les offres plébiscitées par les acheteurs

Conséquence logique mais ironique de ce phénomène : le taux de CO2 moyen repartant à la hausse après plusieurs années de baisse. Au premier trimestre 2018, on l'a relevé à 121 g/km au lieu de 119 g/km il y a un an. Même si les blocs essence de dernière génération affichent des émissions de plus en plus basses, le diesel a toujours été champion en la matière. Un phénomène d'autant plus insolite qu'il intervient au moment où on resserre les boulons du malus écologique, avec un seuil minimum fixé à 120 g/km depuis le 1er janvier 2018.

Le vent souffle dans le même sens sur le marché de l'occasion où le diesel a reculé de 69,1% à 62,4% de parts de marché par rapport au 1er trimestre 2017. Plutôt que de s'orienter uniquement vers l'essence (33,2%), les acheteurs adoptent également l'hybride ou l'électrique : leur part a quasiment doublé sur la même période (4,4%). En seconde main, ces motorisations alternatives sont plus abordables qu'en neuf.

LE BAROMÈTRE COMMENTÉ AVEC NOTRE PARTENAIRE AUTOK7

Le baromètre Kidioui.fr a été établi à partir des données récoltées lors des centaines de milliers de requêtes trimestrielles des internautes en recherche de véhicule neuf et des données fournies dans les 30 000 offres de nos vendeurs partenaires, mises à jour quotidiennement.